Dans mon coin

Un site bricolé avec les moyens du bord

DANS MON COIN Le blog de Dominique

Classé dans : Divers,Mes publications — 22 septembre, 2014 @ 3:13

BONJOUR A TOUS

Vous voilà dans mon coin -mon pigeonnier, une petite pièce qui donne sur la mer.

mar

Bientôt, la petite pièce s’agrandira et se trouvera sur un toit, parmi les mouettes. On y entendra les conversations d’un perroquet qui se mêle de tout et des voix qui parlent le catalan. Mais nous n’y sommes pas encore.

Je vous invite sur ce blog pour que vous puissiez voir ce que j’écris et ce que je lis. Pour que nous fassions plus ample connaissance et pour que vous puissiez ramener votre grain de sel, parce que ce que vous pensez m’intéresse.

Pour me faire de la pub au passage, parce que tous les auteurs  ont leur blog, aujourd’hui.

Pour en savoir un peu plus sur moi, cliquez ici.

DEMENAGEMENT

Classé dans : Mes publications — 25 novembre, 2014 @ 9:29

Je déménage, mon blog aussi

 

camion

 

SUIVEZ-MOI ICI :www.lecoindedominique.fr

Vous y retrouverez mes articles. Bon, ce n’est plus un pigeonnier, c’est plus grand mais quand même sous les toits, avec les mouettes tout près.

BONNE VISITE! Et laissez-moi un commentaire, pour me dire ce que vous en pensez.

A BIENTÔT!

L’expo d’une éditée

Classé dans : Mes publications — 25 novembre, 2014 @ 7:16

J’ai pris un compte Twitter et j’ai traîné à Beaubourg, où il y a une belle expo d’un sculpteur américain.

koons lui-même

Là-bas, ils parlent le Parisien.

Je dois vous le dire tout se suite, j’adore les langues étrangères, c’est de famille, mais avec le Parisien, j’ai encore du mal.

L’artiste parle l’Américain. Il s’appelle Koons et fait de jolies phrases, il dit qu’il veut « expérimenter l’éphémère royaume des idées », en faisant des « inflatables », comme ballons gonflables et progrès notables et tenue convenable et recette inratable. Des ballons qui tiennent tout seuls en l’air.Ne me demandez pas comment, je suis nulle en physique.

ballon

. Et tant que j’y suis, je vous montre deux  habitants de l’éphémère royaume des idées, que vous avez dû voir à la télé:

koons_jackson

C’est joli, tout ça. Par contre, du côté des commentaires, ça se gâte. Suivez-moi et… chuuut… écoutez-les:

◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆

Ils disent:

◆Qu’ils pensent à vous

« Koons crée une opposition jubilatoire entre l’oeuvre et son concept de réception »curieux (le concept de réception, je crois bien que c’est vous)

koons

 

◆Que nous vivons la fin d’un monde

« Koons est la fin du jugement de goût » désolé(à ne pas confondre avec le Jugement dernier, le jugement de Salomon et le jugement en dernier recours).

 

◆Que nous baignons dans le sacré

« Les aspirateurs de Koons évoquent les gisants de la culture de masse » (dès demain matin, je regarderai mon aspirateur avec respect et je pense que vous ferez de même)

aspirateurs koons

 

Qu’ il y a des moments où il faut prendre son temps pour bien dire les choses:

« Avec une habileté particulière à manipuler les concepts, Jeff Koons est le reflet symptomatique d’un monde de la surconsommation et de la surmédiatisation ».(Allez-y, essayez de dire ça vite sans respirer)coureur

 

Le Parisien, je ne m’y ferai jamais, c’est une langue extrêmement difficile à apprendre et qui demande de l’attention et un maximum de culture.

◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆

Par contre, sur Twitter j’ai vu passer quelqu’un qui parle comme moi et ça fait du bien, par moments, de s’y reconnaître. Elle s’appelle la Maudite, vous avez dû la remarquer et elle n’a rien à voir avec le sujet. Elle dit :

« C’est gentil de fermer mon bureau quand je ne suis pas dedans. C’est mieux de vérifier que mes affaires ne soient plus là, avant ».faché2

10 questions existentielles et leur réponse

Classé dans : Mes publications — 24 novembre, 2014 @ 12:39

 

1 Peut-on écrire à tout âge?

Variante: pourquoi m’obstiner à écrire à mon âge, alors qu’on recherche de jeunes talents ?

Parce que je suis quand même moins vieille que Barbara Cartland en son temps et même plus jeune qu’ Annie Ernaux, qui continue, elle. Regardez-moi

CCF23112014_00002

et dites-moi si je dois arrêter. Seulement attention, si vous dites oui je vous détesterai à mort et pour me venger, parce que je ne suis pas si brave fille que ça, je vous ferai un très mauvais commentaire. Sinon vous pouvez être franc, il est toujours bon de dire la vérité, paraît-il.

 

2 Peut-on vivre sans écrire ?

Bien sûr, mais en ce qui me concerne il va me falloir une bonne dose de chocolat, pour compenser. Et me confisquer mon ordinateur, mes stylos et mes rames de papier. Et ne plus me montrer l’ombre d’un livre vers neuf heures du soir, parce que j’ai le réflexe de Pavlov, j’ai les mots qui me viennent, comme la salive dans la gueule du chien.

 

3 Peut-on quitter tout ce qu’on aime?

Variante: quel livre emporterais-je sur une île déserte ?

CCF23112014_00006

D’abord, il faudrait me payer très, très cher pour que j’aille vivre dans un endroit désert . Ensuite, sur une île déserte je ne lirais rien, je passerais mes journées à manger les noix ce coco que Vendredi m’aurait ouvertes en les jetant sur une pierre  - et mes nuits à rêver qu’un bateau vienne me chercher, en écoutant le bruit de la mer.

Mais allez-y, faites votre liste, au cas où vous feriez naufrage, ce qui peut bien vous arriver avec l’essor exponentiel des croisières en mer.

 

4 Que faire d’une âme, sans lecteur et sans éditeur ?

La prendre par la main et la consoler, parce que franchement, ça n’est pas gagné. Vous me direz qu’on peut tout à fait vivre heureux sans être lu ni édité, qu’il suffit d’aller montrer ailleurs ses talents –dans le bricolage, la cuisine, les kayak, le judo, les danses de salon etc… mais vous savez bien ce que c’est , quand on a commencé avec l’écriture c’est terrible, on ne peut pas y renoncer. Alors cette âme perdue, conduisez-la gentiment vers les Limbes, vous savez, cet endroit où l’on attend la vie éternelle. Sur les réseaux sociaux, ça s’appelle des groupes privés. J’y ai passé un moment, avec mes personnages.

CCF23112014_00000

 

 

5 Faudra-t-il brûler les livres ?

C’est comme vous voulez, chez Orwell ils l’ont fait et ça a quand même donné un best seller. Mais vous me laissez les œuvres complètes de Camus, deux ou trois pièces de Racine et vous me commandez le prochain Beigbeder, s’il est encore capable d’écrire.

*EXCLUSIF*PARIS: "La Grande Librairie" sur France 5

 

6 Faut-il plaindre les écrivains ?

Ben non, ils se plaignent assez tout seuls, regardez-moi. Je pense d’ailleurs que la plainte est consubstantielle à l’écrivain, comme le stéthoscope au médecin, le  sifflet au gendarme, la couche-culotte au bébé  et l’IPhone à vos enfants.

 

7 Alors, l’écrivain heureux existe ?

CCF23112014_00001

Je crois bien que oui, il en traînait un l’autre jour sur Facebook et il avait l’air vraiment content.

L’écrivain heureux vient d’avoir un commentaire

L’écrivain heureux vient d’écrire le mot FIN sur son manuscrit

L’écrivain heureux est dans le top 100

L’écrivain heureux a dix nouveaux likes sur sa page auteur

L’écrivain heureux a une nouvelle histoire en tête

L’écrivain heureux a trouvé quelqu’un pour sa mise en page

L’écrivain heureux a trouvé quelqu’un pour ses corrections d’orthographe

L’écrivain heureux a trouvé un bon titre

L’écrivain heureux a fini le résumé de son livre

 

 8 Peut-on survivre sans être lu ?

Eh bien oui, rassurez-vous, mais pas si longtemps : James Joyce a vécu 59 ans, j’ai calculé.

ulysse

 

9 Où s’arrête l’univers ?

Le vôtre ? Il s’arrête pour l’instant à la fin du tome 1 des Pérégrinations de Zelda dans l’espace, votre dernière saga extra-terrestre et ensuite il y aura le tome 2, le 3, et le 4 et vous vous demandez si vous n’allez pas continuer mais avec un autre titre, alors non, l’univers n’a pas de fin, puisque Zelda est immortelle et l’espace incommensurable. Et votre inspiration, énorme.

CCF23112014_00004

 

10 Et si c’était à refaire ?

D’accord, je changerais le titre de mes nouvelles, je me creuserais un peu la tête pour trouver quelque chose de mieux, qui attire l’oeil du lecteur. Mais sinon… vous avez des regrets, vous ? Vous changeriez une ligne de ce que vous avez écrit avec tant de cœur et d’application ? De ce qui s’est imposé à vous un beau jour et  vous a trotté ensuite dans la tête ? De tout ce que vous avez tapé avec enthousiasme sur votre clavier, des heures durant, sans même penser à regarder par la fenêtre ? Vous referiez ce que vous avez livré au public comme on lance une bouteille à la mer, avec tout l’amour d’autrui dont vous êtes capable?

Il y a des questions bêtes qui me passent par la tête, parfois, ça n’est pas croyable!

 

 

 

 

 

 

Le charme discret des paroles tristes

Classé dans : Mes publications — 23 novembre, 2014 @ 6:32

écoutez

« Imaginez que vous ayez une chance et un don »: c’est la première phrase et j’ai failli laisser tomber le livre. Mais j’aimais bien la couverture avec les singes, et le titre. Et ce découpage en petites histoires. Vous pourrez me dire tout ce que vous voudrez, me parler d’incipit, de montée en puissance, de climax et de chutes et de dénouements, cette méthode-là est reposante. Et puis on peut faire son panier, lire dans le désordre, on sait que ça n’aura pas une grande importance. Que ce sera confortable et léger.

Même si le fond ne l’est pas. Car c’est un livre mélancolique et j’aime bien, moi, la mélancolie.

Il y a donc des infinitifs, Mourir, Ecrire, Croire, Détruire… on se croirait dans une chanson de Florent Pagny, sauf que ça n’a rien de fabriqué. Parce qu’on devrait donner un sous-titre à ce livre : Paule P. ou l’attention aux autres.

J’ai choisi quelques verbes pour vous, pour que vous voyiez à quoi tout ça ressemble :

Il y a MOURIR, qui nous renvoie à la terreur des mères, celle de la disparition des enfants. Trouvez m’en une qui n’a pas connu cette terreur-là.

Il y a DIRE, avec ce petit garçon dans la rue, qui hurle aux passants : « Il faut dire ! » Dire à l’être chéri que vous l’aimez, le lui hurler (je ne suis pas sûre que j’aie intérêt à le faire. Je parle des hurlements, mais je veux bien essayer de le dire tout doucement). Dire à votre enfant que vous n’avez pas envie de jouer (désolée mais ce n’est pas un très bon conseil, ça, Madame P. J’ai essayé et je sais de quoi je parle).

Il y a FUMER et ce si bel éloge du tabac, bien plus intéressant que celui de Sganarelle, qui a ennuyé à mourir des générations de lycéens.

Il y a GROSSIR, un mélange d’humour et de pathétique. Qui peut imaginer l’enfer des maigres ?  Vous ? Alors l’auteure vous donne sa recette pour grossir (et pour maigrir, vous n’aurez qu’à supprimer tout ça, d’où l’intérêt de la recette, absolument réversible) : vous alternez bonbons, biscuits, chupa chups, chips, mignonnettes de chocolat et grossesses. Et vous priez le Bon Dieu.

Il y a VIEILLIR, avec cette femme à la tête bizarre qui vous regarde un beau matin dans la glace. Vous lui trouvez mauvaise mine, vous la trouvez fatiguée.

Il y a CHERCHER, avec un vieillard triste dans un jardin public et qui cultive sa mélancolie.

Et puis il y a ECOUTER, et le livre se creuse en une jolie mise en abyme… mais je ne vais pas tout vous raconter.

 

Vous voulez un passage ? Lisez ça, et vous laisserez peut-être tranquilles ceux qui fument:

Fumer, c’est s’autoriser un moment à soi. Se rebeller en s’affranchissant d’un interdit dans

des vies si bornées, si tracées, si régulées. Fumer, c’est s’offrir un peu d’inconscience ;

d’insouciance. Se faire un petit plaisir décuplé par la culpabilité jouissive de transgresser des

règles sociales souvent encore implicites.

Fumer, on ne le fait que pour soi. Et en dépit des autres, la plupart du temps.

Fumer, c’est s’offrir le cadeau d’accepter de n’être pas parfait. Se permettre, pour quelques

minutes, plusieurs fois par jour, de sortir de son cadre. De ne pas faire les choses par devoir,

par obligation. Fumer, c’est renouer avec un égoïsme salvateur. Fumer, c’est s’autoriser à mal

faire, à ne plus être l’élève idéal, la femme parfaite, la mère modèle, l’employé de la semaine.

Fumer, c’est retrouver l’agitation heureuse de sa jeunesse. Prendre un risque en toute

conscience et croiser les doigts, intérieurement, pour que ça tombe plus loin. Ailleurs. Sur

quelqu’un d’autre, si ça doit tomber.

Fumer, c’est garder le lien avec son adolescence, sa jeunesse, son identité. C’est rester

celui que l’on est depuis des années.

 

Et j’ai juste envie d’ajouter quelque chose, mais n’y voyez aucune allusion à qui que ce soit, ce n’est vraiment pas le sujet :

Je voudrais juste dire: Merci pour ces bons  moments, Madame P !

 

Ecoutez, Paule P. , éditions Hélène Jacob

Il n’y a pas d’ombre sur les plages d’Algérie

Classé dans : Mes publications — 22 novembre, 2014 @ 11:18

meursault

Refaire l’Etranger de Camus dans l’autre sens, je ne pensais pas que c’était possible. Moi je n’aurais pas osé , Kamel Daoud  l’a fait. Et … comment vous dire ?

On vendait à Alger de fabuleuses glaces au citron, on les appelait des créponnés et on les dégustait lentement. Ce roman-là vaut dix créponnés.

Je vous explique :

Un vieil homme parle, dans un bar d’Oran, à un  thésard  qui  a le roman de Camus dans sa poche  (l’auteur lui-même en plus jeune, peut-être) et il ne lui laisse pas placer un mot. Il n’y a que lui qui parle et ce long soliloque , qui rappelle celui de Clamence, l’avocat de la Chute de Camus, répare une injustice. Car le vieillard est le frère de l’Arabe, vous vous souvenez de l’Etranger ? Vous avez lu ça au lycée, Meursault tue un Arabe sur une plage d’Alger, à cause du soleil. Dans le roman de Camus, cet arabe n’a pas de nom, il est juste l’Arabe, d’où la première injustice. Et il ne vit et meurt que deux heures, pas plus, tandis que Meursault a droit à des décennies de célébrité, deuxième injustice. Ce meurtre sous le soleil est un gros mensonge, on ne tue pas à cause de rien, troisième injustice.

Voilà le propos. Le frère veut donc réparer et nous donne le nom de l’Arabe, il s’appelait Moussa. Et pour le venger, il va commettre lui aussi un meurtre, presque le même, avec le bateau à l’horizon, les cymbales du soleil, la mère, Meriem à la place de Marie, le geste de trop de la victime, les coups frappés à la porte du malheur etc…La même scène, dans l’autre sens. Et la revanche de l’Arabe contre le colon, en toile de fond.

Sauf que ce n’est pas ça. Car son acte est tout compte fait aussi vide de sens que celui de Meursault et tant pis pour les livres d’Histoire.

Parce  qu’on ne tombe pas dans le fait divers et c’est là que ce romancier est très, très fort . Car la mère a eu beau garder les coupures de journaux relatant la mort de son fils, on ne trouve plus la fameuse plage quand on parcourt la côte et il n’y a jamais eu l’ombre du corps d’un Arabe dans les parages–évidemment, puisque tout ça n’existe que dans un livre. Voilà le narrateur qui se heurte à la fiction comme on se frappe la tête contre une vitre et vous voilà, vous le lecteur, baladé entre trois niveaux, votre réalité à vous, celle du narrateur qui est en même temps une fiction et celle du roman de Camus qui est une autre fiction encore. Vous voilà en équilibre très instable et de cette instabilité naît le plaisir inouï de cette lecture.

 

Comment ne pas ennuyer un seul instant son lecteur avec une seule personne qui parle, une histoire déjà connue et un comptoir de café pour tout décor ?

En faisant de la littérature, pardi !

Je vous recopie un passage qui résume à peu près tout:

« Un jour, je me suis posé une question que toi et les tiens ne vous êtes jamais posée alors qu’elle est la première clé de l’énigme. Où se trouve la tombe de la mère de ton héros? Oui, là-bas à Hadjout, comme il l’affirme, mais où précisément? Qui l’a un jour visitée? Qui est remonté du livre jusque vers l’asile? Qui a suivi de l’index l’inscription sur la pierre tombale? Personne, me semble-t-il. Moi, j’ai cherché cette tombe, et je ne l’ai pas trouvée. »

Mais j’ai peut-être tort, parce que le narrateur vous fait lui aussi son résumé, je recopie et vous allez voir, ça va vous rappeler vos années de lycée, ça va sentir le vieux papier et la craie tout autour de vous:

« Je vais te résumer l’histoire avant de te la raconter: un homme qui sait écrire tue un Arabe qui n’a même pas de nom ce jour-là -comme s’il l’avait laissé accroché à un clou en entrant dans le décor-, puis se met à expliquer que c’est la faute d’un Dieu qui n’existe pas et à cause de ce qu’il vient de comprendre sous le soleil et parce que le sel de la mer l’oblige à fermer les yeux. Du coup, le meurtre est un acte absolument impuni et n’est déjà pas un crime parce qu’il n’y a pas de loi entre midi et quatorze heures… »

Bonne lecture!

 

Les bénéfices d’une éditée (sans les chiffres)

Classé dans : Mes publications — 21 novembre, 2014 @ 10:56

richesse

 

Vous pensez que je ne gagne pas grand-chose? Vous vous trompez, je fais des bénéfices importants. Suivez-moi, je vais tout vous expliquer, en commençant par ma grand-mère:

Ma grand-mère parlait sûrement l’Italien, mon grand-père parlait un très vieil espagnol, mon père parlait l’Arabe littéraire, qu’il avait appris au lycée. Moi maintenant, je parle le blogosphérien. Mais le littéraire, comme mon père. Je sais ce qu’est une écriture fluide, et comment elle guérit les insomnies (1), je connais le mot dystopie (j’ai bien regardé où mettre le i) et le commentaire en trois lignes.

J’ai mes livres dans un carton, si vous me suppliez je vous les offre. De temps en temps je les relis pour me rappeler que j’écris. J’en ai dédicacé plusieurs, je ne savais pas trop quoi dire ni toujours comment signer, j’ai improvisé et je crois que ça a fait plaisir.

J’ai fait ma rentrée littéraire, j’ai lu les premiers prix et mes lectures m’ont  rassurée, qui a dit que les grands auteurs avaient abdiqué? Ils existent, je vous le  promets, je ne sais pas comment ils font et comme j’ai essayé moi aussi d’écrire, je suis encore plus épatée.

J’ai appris le prix des livres, celui qu’on compte en euros et celui qui vous prend tant de temps, et tous vos sentiments. Entre les deux, je n’ai pas trouvé la logique. Mais il n’y a rien de grave, tout ça a un nom: le plaisir.

Car j’ai toujours le plaisir d’écrire, comme j’ai celui de lire.

Et surtout, surtout… 

 

 

Ma vie a changé

J’ai commencé à me faire publier il y a trois ans et je tiens ce blog depuis deux mois maintenant, alors forcément je ne suis plus la même et il est temps que je mesure tout ce que j’ai gagné.

Pour vous dire la vérité, je n’aime pas trop les bilans parce qu’ils me renvoient à ce que je suis aujourd’hui et n’aimerais pas être, une femme plus très jeune. Mais vous pourrez constater au fil des illustrations que j’ai conservé, à défaut de l’innocence,  une certaine fraîcheur.
C’est que l’écriture est un bain de jouvence, comme chacun le sait.

barbara

 

◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆

J’ai changé

A force de décrire des paysages de gauche à droite dans mes romans  pour atteindre mes 50.000 mots, je me suis mise à aimer la nature, moi qui ne respirais bien que dans les salles enfumées et les couloirs du métro-J’ai goûté aux landes balayées par le vent, me suis abîmé le regard devant les mers déchaînées de Bretagne et autres lieux tourmentés que la littérature a privilégiés, tant ils peuvent être le reflet de l’âme.  vent

 

 

En même temps, je me suis mise aux nourritures saines, celles de l’esprit et du O% de matières grasses, afin de contraindre mon corps à suivre les invitations à une plus grande spiritualité que me dictait mon cerveau d’artiste..pizza

 

 

D’ailleurs je mange peu à présent. D’abord parce que je n’ai plus beaucoup de temps, l’écriture dévorant mes journées,  ensuite parce que les mots suffisent à combler mon appétit de vivre, qui est grand.

gloutonne

 

J’ai aussi appris la modestie, depuis mes dernières royalties et mes commentaires les plus récents, je vis dans une extrême humilité mais j’espère progresser de façon à être un peu plus sûre de moi. De toute façon, je suis de nature une petite personne plutôt effacée, discrète et transparente. Regardez-moi: dans la rue vous passeriez sans me voir.

modeste

 

Je ne peux pas dire que j’aie laissé tomber mes amis, car je suis du genre fidèle et on ne se refait pas. Mais je  m’entoure volontiers à présent de personnalités différentes, des intellectuels pour la plupart , dont la vivacité d’esprit me fascine tout autant que l’étendue de leur culture. J’en inviterai d’ailleurs quelques-uns sur ce blog, si vous insistez. Mais il faudra vraiment que vous insistiez pour les voir, car ils sont plutôt du genre discret et détestent se dévoiler face au premier venu.

beau garçon

 

Je réponds toujours gentiment aux interviews, de ce point de vue rien n’a changé car j’ai une bonne nature et sais rester posée, quelle que soit la question. Je suis de plus en plus consciente de la difficulté d’écrire et je prends tous les pièges de l’édition avec philosophie, sans jamais me plaindre.

sens

 

 

Enfin avec mon mari, nous avons revu nos loisirs à la hausse, forcément: nous nous  sommes inscrits à de nouvelles soirées écriture. Nous jouons là-bas avec les mots, nous entrelaçons les phrases avec d’autres et buvons les paroles des plus doués, dont nous applaudissons les créations. C’est assez fatiguant mais tellement riche. Nous avons aussi adopté le principe des couleurs, depuis que j’ai lu le dernier Murakami (2), je suis Blanche et il est Noir, notre amour a ainsi pris un nouveau chemin et de nouvelles pistes de réflexion se sont ouvertes sur nos nuits.

soirées

 

 

 

◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆

Suis-je  plus heureuse à présent?

Je n’en sais rien, je me sens surtout différente. J’étais femme  et je suis auteure , alors forcément… mais suivez-moi encore un moment, ça me fera plaisir et si, de là où vous êtes, vous trouvez que j’ai quelque chose de mieux qu’avant, alors s’il vous plaît, dites-le moi!

femme016

 

(1) A propos des vertus de la  fluidité, Il faudra que je prévienne tous les lycéens de France qu’ils risquent d’avoir de sérieuses insomnies, puisqu’ils ont décerné leur Goncourt à Charlotte, de David Foenkinos, qui est le livre le moins fluide de l’année.David Foenkinos a un panaris

2)L’incolore Tsukuru Tazaki. Lui est incolore mais ses amis de jeunesse ont des couleurs. C’est un roman assez génial, laissez tomber mes bêtises et lisez-le.

Le blues de l’éditée

Classé dans : Mes publications — 19 novembre, 2014 @ 2:56

CCF18112014_00000

Continuer à écrire

Les histoires qui me plaisent

Et qui ne racontent pas grand-chose, sinon ce qui m’intéresse,

Quelques idées qui se courent après sur des objets abandonnés, sur des gens qui attendent, sur des gens qui s’ennuient, d’autres qui fuient. Sur des naufrages en haute mer et des guerres qu’on ne comprend pas, sur des amants qui se séparent, et ceux qui ont disparu. Sur des amants qui se retrouvent et savent qu’ils ne s’aiment plus.

Rien que de très ordinaire.

 

Ecrire  les mots qui me plaisent

Des mots simples comme ceux des poètes

Chaise, falaise, père Lachaise,

Et mes figures favorites, qui me sont familières.

 

Et convoquer mes personnages

Les aligner devant moi, bien sages,

CCF19112014_00003

Leur demander s’ils n’en ont pas assez d’attendre qu’on vienne un peu les voir,

Et s’ils veulent bien patienter, parce que moi, je ne vais pas les abandonner.

Leur expliquer qu’ils me ressemblent mais ne sont pas tout à fait moi, et qu’il peuvent vivre à leur aise

En attendant que tout ça vous plaise.

 

Et regarder mon lecteur droit dans les yeux, derrière mon écran, où il m’attend

Avec sa tête des mauvais jours.

Lui dire attends, tu ne sais pas encore la fin de mon histoire mais  tu vas voir, si ça se trouve ça va te plaire.

Lui dire je ne sais pas ce que tu veux, je ne te connais pas mais ne fais pas cette tête là, on va s’arranger tous les deux, tu verras.

Je vais te montrer l’amour, et la tendresse et la colère, et les doutes et les espoirs et tout ce qui fait la vie quand on la regarde de près, comme moi, le nez sur un clavier.

Et il ne me répondra pas, ou alors il me dira c’est bon, je vois que tu t’appliques, mais ça n’est pas forcément comme ça que tu me convaincras.
Parce que je suis capricieux, imprévisible et tu sais bien comment les choses se passent.Tu as lu assez de livres pour savoir

Qu’un bon roman, ça peut tenir à presque rien

Mais qu’il faut beaucoup de temps pour l’écrire.

Alors arrête avec ça, oublie-moi, fais comme si je n’étais pas là, tu as bien le temps de te soucier de moi;

Du succès que tu auras, ou pas..

 

Et me remettre à écrire, oublier l’heure, plonger la tête dans mon nuage, relire mes phrases,

Recommencer le chantier

Des paragraphes abandonnés, des mots effacés, ajoutés.

Avancer.

 

 

 

Vous irez tous au Paradis

Classé dans : Mes publications — 18 novembre, 2014 @ 5:03

Mais méfiez-vous quand même. Faites attention au Correcteur, qui ne corrige pas que des manuscrits. Parfois Dieu est d’accord avec lui, mais pas toujours.

J’ai lu Gémini  de Marie Fontaine

gemini

 

et je vous préviens, soyez prudents:

Ne prenez plus l’autoroute, choisissez des petits chemins. Méfiez-vous du Ketchup dans les frites, ne faites plus la queue à la Poste, évitez les ascenseurs, les concerts, n’entrez plus dans une parapharmacie et donnez tout de suite votre chien aux voisins.

Ne râlez pas, ne vous en prenez pas aux fonctionnaires.

ça devrait vous éviter le pire.

Ne vous reposez pas non plus sur la police, elle n’est pas dégourdie et parfois trop occupée.Une fille qui passe et vous savez bien comment ça finit.

Ayez l’oeil, le Correcteur rôde partout et même entre les pages du livre, ça l’amuse.

Mais surtout, surtout, soyez prudents avec les mélanges: quand la vraie vie devient littérature et la littérature la vie, alors tout ça devient dangereux.

 

Un homme doté d’un pouvoir particulier vous arrange le monde en éliminant tous les importuns et en même temps, la romancière vous pose une question qui risque de ne pas vous faire plaisir: que faire d’une âme quand la morale lui a rendu sa liberté?

La réponse est : n’importe quoi et vous avez déjà lu ça, quelque part chez Camus et non, pas chez Marc Levy ni chez Guillaume Musso. Cet homme tue sans motif vraiment valable et aime avec un motif très valable, c’est un bon propos littéraire, ça. Ici, la parabole sur la liberté sous son plus mauvais jour a des airs de grande bricole mais ça rend le roman sympathique. Et touchant.

A moins que vous ne soyez quelqu’un de vraiment bien, que vous aimiez votre chien autant que votre prochain et que vous ne rêviez jamais qu’il vous fiche la paix, à moins que vous ne vous fâchiez jamais quand vous attendez trop longtemps, à moins que que vous ne fassiez pas de bruit dans les salles de concert, que vous ne vous mettiez pas trois frites en même temps dans la bouche quand vous avez bien faim, que vous ayez lu les Essais de Montaigne en entier et que vous ayez toujours une boîte de préservatifs sur vous… dans ce cas, laissez tomber.

Pour tous les autres, je vous recopie un petit passage savoureux, car Marie Fontaine n’est jamais aussi talentueuse que quand elle écrit des horreurs:

« Le bougre n’était remonté chez lui que pour mieux descendre en enfer…Il recouvra ses esprits quelques millisecondes , avant de toucher le sol, juste le temps nécessaire pour se dire que-contact, impact, gerbes de sang, confettis de cervelles et d’os broyés- finalement, sa vie n’était pas si moche que ça »

GEMINI Premier roman

 

le petit dictionnaire de l’éditée

Classé dans : Mes publications — 17 novembre, 2014 @ 6:29

CCF13112014_00000

 

F comme foirer ma page, je ne voudrais pas, alors je m’applique. J’ouvre mon Robert à la lettre F, je rassemble mes souvenirs, je regarde par la fenêtre des fois qu’une fusée magique m’apporte des mot choisis.

ça finit toujours par venir, plus ou moins bien. Mais c’est la loi des dictionnaires, c’est facile ou pas facile.

 

F comme facile, c’est dans ce poème d’Eluard :

eluard

« Pendant qu’il est facile et pendant qu’elle est gaie,

Allons nous habiller et nous déshabiller. »

C’est tout ? Ben oui, c’est un poème court.

Mais trouvez-moi quelque chose de plus joli que ça, allez-y.

 

F comme fourrière, je suis plusieurs fois allée rechercher ma voiture là-bas, au bout du monde. Je suis arrivée fatiguée et en colère, bien remontée contre l’injustice du sort et l’acharnement des préposés aux PV mais chaque fois, il y a une chose qui m’a calmée, c’est le spectacle de toutes ces voitures alignées, grosses ou petites mais toutes punies et qui attendaient qu’on vienne les chercher. Immobiles, perdues sur leur terrain vague. Elles étaient allées se garer là où il ne fallait pas, elles le savaient pourtant mais se croyaient plus fortes, invulnérables même. Ou invisibles. Elles pensaient échapper à la ronde des contractuels parce que leur propriétaire avait quelque chose d’urgent à faire –un objet introuvable à acheter, un rendez-vous important, un client à voir, une femme à embrasser, un enfant à prendre dans ses bras- et que cette urgence leur donnait sûrement le droit de rester là. Et on les avait emportées comme les autres, au vu de tout le monde, des passants et des serveurs de café, les deux roues avant en l’air.

fourrièreEt dans cette position misérable, elles avaient pris le périphérique et traversé Paris.

Le chagrin des voitures enlevées, ça vous calme parce que ça finit par vous faire de la peine.

 

F comme Fleurs de l’éloquence , les nouvelles Fleurs de l’éloquence se trouvent cachées dans le dernier Prix Goncourt et  Chateaubriand se retourne dans sa tombe :

« Les salopards salopardaient, et les mères de famille se prosternaient dévotement devant sus cojones, parce que les mères de famille aiment se prosterner dévotement devant les cojones des chefs. »

F comme lancer des fleurs, je lance des fleurs à celle qui parle si mal parce qu’elle m’a émue, mais pas forcément à cause des cojones.

 

F comme fumer, j’ai fumé à la plage, j’ai fumé dans ma voiture, j’ai fumé devant mes enfants, j’ai fumé à la maternité en cachette, à la fenêtre, comme une collégienne.

fumeuseJ’ai fumé dans ma salle de classe, j’ai fumé dans le train, dans l’avion, dans la rue, j’ai fumé dans un cinéma des Champs Elysées où l’on avait le droit de fumer, j’ai fumé au restaurant et dans les cafés, j’ai fumé pendant mes cours à la Fac, j’ai fumé à l’hôpital, j’ai fumé en douce en attendant mes filles, j’ai fumé devant tout le monde à la sortie de leur école, j’ai fumé dans mon lit les jours de cafard. J’ai fumé pour saluer le lever du jour, pour accueillir le soir qui tombe, j’ai fumé pour fêter chaque retour à la maison, j’ai fumé pour me consoler, pour me féliciter, pour attendre.

fumeuse 1

Pardon. J’ai arrêté depuis longtemps.

Mais qu’est-ce que c’était bon !

 

F comme faire la roue, on exigeait des filles, avant, qu’elles sachent faire la roue (on l’exigeait des garçons aussi, mais plus tard et pas de la même manière).paon Petite, je vous faisais une roue magnifique les doigts dans le nez et puis tout à coup, quand c’est devenu important, c’est à dire quand j’ai passé la gym du Bac, je n’y suis plus arrivée. Plus du tout. Ma roue était devenue un saut de grenouille, un semblant de génuflexion, une figure libre lamentable. J’ai pensé alors que je n’arriverais à rien dans la vie, puisque j’étais incapable de faire ce qu’on attendait d’une fille. J’ai douté de ma féminité, de mon potentiel de séduction , de mon avenir, j’ai pensé que personne ne pourrait plus jamais m’aimer.

J’ai cru mourir de honte, je me suis torturé l’esprit, suis tombée dans les bas-fonds de l’autopunition.

Et puis finalement, dans la vie, on ne m’a plus jamais demandé une chose pareille.

 

F comme faire envie :

Fish and ships bien chauds dans leur boîte en carton, à manger goulument sur un trottoir anglais., avec une chanson des Rolling Stones dans la tête.

piccadilly-circus-londres

Fondue savoyarde dans un restaurant installé très haut dans la neige, avec un feu de cheminée et des chaussures enfin confortables.

Falafel à grignoter dans le Marais, en regardant les vitrines.

Flan à la vanille mangé en famille, lentement, à la très petite cuillère, en commençant par la couche de caramel.

Farcis de légumes provençaux sur une terrasse au soleil, devant des coteaux de vignes.

Filets de daurade à la plancha en maillot devant la mer.

Flûte de champagne bien glacée dans un salon douillet.champagne

Frites mangées avec les doigts aux Vapeurs de Trouville, en revenant d’une promenade sur la plage.

Fraises, les premières fraises, qui ne sont jamais très bonnes mais ont l’énorme mérite d’être les premières de l’année.

F comme faire plaisir.

« Relire Barthes est une urgence  » et autres phrases cultes

Classé dans : Mes publications — 16 novembre, 2014 @ 6:42

Peut-être avez-vous vu  passer la première sur les réseaux sociaux, oubliez-la, bien sûr que vous avez le temps. Vous avez même tout votre temps, votre vie entière. Vous relirez Barthes quand vous serez lassé de vous amuser au Paradis.

Sans doute avez-vous vu passer les autres. Je vous les rappelle, je pense que ça vous fera du bien.

 ■■■■■■■■■■■■■

 

Je commence fort:

 

Pourquoi compliquer la vie? Tu aimes quelqu’un, dit-lui.

Ce qu’il y a de bien là-dedans, ce n’est pas le message lui-même, parce que justement, dire à quelqu’un que vous l’aimez risque plutôt de vous compliquer la vie. Ce qui m’a plu là-dedans, c’est la faute. Vous écrivez  une phrase banale et plutôt fausse, et à cause de l’orthographe votre message va rester indélébile. Quand j’étais au lycée, Guy Mardel chantait:  N’avou jamais, jamais, jamais, que tu l’aiaiaimes.

 

Eurovision 1965 – Guy Mardel – N’avoue jamais – YouTube

Il y a aussi plus compliqué:

 

Les blogs littéraires sont devenus l’alternative ultime au microcosme germanopratin

Donc heureusement pour vous que je suis là avec mon blog, étant donné que chez Sonia Rykiel, vous ne pouvez même pas vous offrir la paire de chaussettes à pompons.

chaussettes

 

Et puis ce témoignage, touchant:

J’ai plus de romans en attente dans ma liste de lectures que de nourriture dans mon frigo.

Eh oui, vous avez voulu faire plaisir et vous avez oublié de faire les courses. Vous êtes dans l’air du temps, vous avez beaucoup d’amis écrivains et peu d’idées pour le repas du soir.

Autre chose:

Les gens intelligents boivent plus d’alcool que les autres.

Je bois très peu, ce qui vous donne une information supplémentaire sur moi. Joyce buvait tellement qu’il a écrit Ulysse et y a mis tant d’intelligence que personne ne comprend rien à son roman.Sauf peut-être ceux qui boivent vraiment beaucoup.

ulysse

Cette phrase doit être vraie, finalement.

 

Le problème aujourd’hui est qu’il existe trop de gens qui écrivent plutôt qu’ils ne lisent. C’est l’effet Marguerite Duras. 

C’est une éditrice qui a dit ça et vous lui demanderez pourquoi elle a mêlé Marguerite Duras à cette affaire, moi j’ai cherché et je n’ai pas bien compris. Pauvre Marguerite, pourquoi vous tenir responsable de la grande braderie de l’écriture, vous qui avez écrit l’Amant? D’accord, vous auriez pu éviter la jupe  et les chaussettes, mais vous aviez un si grand talent.

duras

Calcula rapido  5+5×5+5=?

Cual es tu respuesta?

Mi respuesta es que je ne sais pas, parce que je n’essaie pas, étant donné que je n’ai jamais la bonne réponse à ce genre de problème.

Ce qui me plaît dans cette phrase, c’est qu’elle est en espagnol, donc en plein dans la tendance, puisqu’il y a pas mal de phrases en espagnol dans le dernier Goncourt. Ce qui me plaît aussi dans ce genre de question, c’est qu’à chaque fois plusieurs personnes répondent et que personne ne donne le même chiffre.

Ce qui me rappelle les copies d’examen de maths, les réponses sont toutes les mêmes pour la première question, ensuite il y a une incroyable diversité, chacun laissant s’exprimer son tempérament.

 

Certaines maisons d’édition ne publient que dix livres par an, le vôtre était le onzième.

Voilà une bonne phrase, que je vous conseille d’apprendre par coeur parce qu’elle vous fera du bien. L’avantage avec ce genre de phrases, c’est que vous n’aurez jamais la preuve par neuf qu’elles disent n’importe quoi.

 

Commencer petit. Phrase par phrase. Et ne pas se dire: ce que je viens d’écrire est nul. (E.L. James)

CCF14102014_00001

Stanley glissa sa main dans le chemisier de Paméla et un trouble inconnu s’empara alors de lui

Franchement, je crois que je tiens un bon début. J’ai mis du temps à le trouver et puis c’est venu d’un coup. L’inspiration, après de longs jours d’attente.

 

■■■■■■■■■■■■■■■■

Bon, mais à présent il me reste les meilleures phrases, mes petites pépites, que vous connaissez sans doute et ça me fait plaisir de vous les recopier. Parce que j’aurais bien aimé avoir l’idée de les écrire moi-même (1):

 

Un bon profil est un profil qui se présente de face  

Ce n’est pas le sujet, mais imaginez une seconde le sourire de la Joconde de profil. Allez-y.

En 2030, les gens accepteront de lire un livre uniquement si l’auteur accepte de lire le leur.(prophétie sur la Fraternité, verset 1)

En 2030, Dieu auto publiera la Bible, pour enfin toucher les droits d’auteur.(prophétie sur l’avenir du sacré, verset 15)

1 Je remercie ces deux personnes, à qui j’ai emprunté ces phrases sans leur demander leur avis:

Eric Lequien, s’il ne s’en rend pas compte c’est qu’il n’aura pas lu mon article jusqu’au bout et ce n’est pas bien du tout.

Aloysius Chabassot, qui est sûrement nettement mieux sans sa barbe.Le blog d’Aloysius Chabossot

12345...9
 

Né de poussière d'étoiles |
Lafausseracaillepinkquiaime... |
Hypokhagne 1 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Poesiemavie
| commentcest
| Pressplume