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Le blues de l’éditée

Classé dans : Mes publications — 19 novembre 2014 @ 14 h 56 min

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Continuer à écrire

Les histoires qui me plaisent

Et qui ne racontent pas grand-chose, sinon ce qui m’intéresse,

Quelques idées qui se courent après sur des objets abandonnés, sur des gens qui attendent, sur des gens qui s’ennuient, d’autres qui fuient. Sur des naufrages en haute mer et des guerres qu’on ne comprend pas, sur des amants qui se séparent, et ceux qui ont disparu. Sur des amants qui se retrouvent et savent qu’ils ne s’aiment plus.

Rien que de très ordinaire.

 

Ecrire  les mots qui me plaisent

Des mots simples comme ceux des poètes

Chaise, falaise, père Lachaise,

Et mes figures favorites, qui me sont familières.

 

Et convoquer mes personnages

Les aligner devant moi, bien sages,

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Leur demander s’ils n’en ont pas assez d’attendre qu’on vienne un peu les voir,

Et s’ils veulent bien patienter, parce que moi, je ne vais pas les abandonner.

Leur expliquer qu’ils me ressemblent mais ne sont pas tout à fait moi, et qu’il peuvent vivre à leur aise

En attendant que tout ça vous plaise.

 

Et regarder mon lecteur droit dans les yeux, derrière mon écran, où il m’attend

Avec sa tête des mauvais jours.

Lui dire attends, tu ne sais pas encore la fin de mon histoire mais  tu vas voir, si ça se trouve ça va te plaire.

Lui dire je ne sais pas ce que tu veux, je ne te connais pas mais ne fais pas cette tête là, on va s’arranger tous les deux, tu verras.

Je vais te montrer l’amour, et la tendresse et la colère, et les doutes et les espoirs et tout ce qui fait la vie quand on la regarde de près, comme moi, le nez sur un clavier.

Et il ne me répondra pas, ou alors il me dira c’est bon, je vois que tu t’appliques, mais ça n’est pas forcément comme ça que tu me convaincras.
Parce que je suis capricieux, imprévisible et tu sais bien comment les choses se passent.Tu as lu assez de livres pour savoir

Qu’un bon roman, ça peut tenir à presque rien

Mais qu’il faut beaucoup de temps pour l’écrire.

Alors arrête avec ça, oublie-moi, fais comme si je n’étais pas là, tu as bien le temps de te soucier de moi;

Du succès que tu auras, ou pas..

 

Et me remettre à écrire, oublier l’heure, plonger la tête dans mon nuage, relire mes phrases,

Recommencer le chantier

Des paragraphes abandonnés, des mots effacés, ajoutés.

Avancer.

 

 

 

7 commentaires »

  1. Marie Fontaine dit :

    « Et me remettre à écrire, oublier l’heure, plonger la tête dans mon nuage, relire mes phrases,
    Recommencer le chantier
    Des paragraphes abandonnés, des mots effacés, ajoutés.

    Avancer. »

    Merci pour ce frisson d’émotion. Un billet en résonance avec ma propre vision des choses. ;)

    • Dominique dit :

      Suis en grand chantier, du copié collé partout, je chamboule tout, ouhhhh, je me demande ce que ça va donner. J’ai un personnage tout en haut de l’Everest et je crains que mon roman ne se casse la figure en même temps que lui!
      merci pour ce commentaire, Marie!

  2. 010446g dit :

    Mais l’enfant qui grandit, quelle que soit l’attention qu’on lui porte, a sa propre énergie qui parfois nous emporte. Laisse-le avancer, car entre les séracs, au risque de tomber, que de tours dans son sac.

    Dernière publication sur le radeau du radotage : Vers le pouvoir personnel?

  3. Pascale Madeleine dit :

    Tiens tiens…
    Ce billet correspond aussi à ce que je vis, pense, vois…

    PS : s’il se casse la figure, on ira le voir à l’hôpital ! ;)

  4. Dominique dit :

    Tu t’occupes des fleurs?

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