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Archive pour la catégorie 'Mes lectures'

MES LECTURES DU MOMENT

Posté : 22 septembre, 2014 @ 5:19 dans Mes lectures | 2 commentaires »

Le dernier Beigbeder : Oona & Salinger

oona

Je n’aime pas trop les barbus

*EXCLUSIF*PARIS: "La Grande Librairie" sur France 5

mais celui-là (l’auteur) est spécial, c’est un être sensible à l’état brut, quand il ne prend pas ses airs de people revenu de tout. De toute façon il ne trompe pas longtemps son monde.

Dans ce livre, Beigbeder nous raconte une histoire d’amour qui n’a pas eu lieu -ce qui signifie comme tout le monde le sait que c’est une très belle histoire- entre une très jolie fille riche et un pauvre auteur égaré dans la guerre. Les personnages ont existé, l’histoire est vraie mais tout est faux, car tout a été revisité par Beigbeder, qui n’a pas été fichu d’aller voir pour de vrai l’un des deux protagonistes. Ayant raté cette visite, il s’est lancé dans une visite virtuelle et intime, 331 pages d’une très belle histoire, mais il prévient: « Je tiens à proclamer solennellement ceci: si cette histoire n’était pas vraie, je serais extrêmement déçu ».

Il a ses chances, les deux amoureux sont morts et ne pourront donc pas le contredire.

 

 

Peine perdue d’Olivier Adam

peine perdue

Si vous avez un petit coup de cafard, attendez. Parce qu’il ne va pas vous faire trop de bien.

Olivier Adam, c’est du Noir c’est noir, mais c’est comme le sujet du livre, une tempête qui vous emporte. Moi j’aime bien.

J’aime bien ses titres, d’abord, tout simples. Peine perdue, je suis en train de le lire, c’est l’histoire d’une tempête qui ‘abat sur une petite station de la côte et nous suivons une quantité de personnages (j’en ai découvert 6 ou 7), plus paumés les uns que les autres (l’auteur ne fait jamais dans la nuance, il faut s’y faire). De discours indirect libre en discours indirect libre, d’absence de virgule en phrases escamotées, on s’enfonce avec eux et il faut se laisser aller, sinon on trouve tout ça ridicule. Dès qu’on prend de la distance avec cet auteur de toute façon, c’est raté. Il faut plonger dans son univers (où les pauvres ont raison, où les couples ne marchent pas, où les enfants sont malheureux etc… de quoi le gifler ). C’est là qu’il y a un grand talent: il vous emporte là où vous prétendez ne jamais aller, c’est à dire sur le chemin des bons sentiments à la noix. Il vous emporte parce qu’il est doué. Essayez, vous verrez.

Les premières phrases, pour vous donner une idée:

« Il sent son coeur battre dans sa tête. ça et son souffle, ça prend toute la place. Les voitures sur le bitume humide, les moteurs les pneus, tout s’agrège en bouillie sourde à l’arrière plan ».

 

 

 

 

 

 

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